CHRISTIAN ROUX

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mercredi, juin 1 2011

Kadogos Prix Polar Michel Lebrun des Lycéens

La jeunesse descend dans la rue et vote pour des livres âpres et politiques… Avec un peu de chance, ils vont enfin en avoir ras le cul des musiques festives, sautillantes, humoristiques, "qui prennent pas la tête", "qui font rêver", espiègles, gentiment décalées, lookées, pêchues... ou plus exactement, les décideurs vont peut-être enfin considérer que les jeunes attendent des expressions artistiques autre chose que du divertissement!

mercredi, mai 18 2011

Quelques rencontres et deux spectacles... en écrivain!

Si vous êtes quelque part en France en même temps que moi et si vous n'avez vraiment rien à faire...

 

- 20 mai, 20h30, spectacle à Niort (Deux-Sèvres), bar le Duplex, avec le groupe Nunc  pour présenter le résultat de la résidence d’écriture littérature et musique de Melle.

- 21 mai, 21h30, spectacle à Melle (Deux-Sèvres), au Café du Boulevard, avec le groupe Nunc,  pour présenter le résultat de la résidence d’écriture littérature et musique de Melle.

- 25 mai, 20h30, rencontre à la bibliothèque de Lezay (Deux-Sèvres)

- 26 mai, 18h30, rencontre à la Librairie des halles, à Niort (Deux-Sèvres)

- 27 mai, 18h30, rencontre à la bibliothèque d’ Airvault (Deux-Sèvres)

- 28 mai, 11h, rencontre à la Bibliothèque de Melle (Deux-Sèvres)

Tous les renseignements sur ces spectacles et rencontres (exceptée la remise du prix) sur : http://aeb.ouvaton.org

 

- 9 juin, 19h, rencontre autour de Kadogos dans les jardins de la DRAC de Bourgogne, 39-41 rue de la Vannerie à Dijon organisée par l’atheneum et l’association 813 dont le président, Hervé Delouche, sera le médiateur. En partenariat avec la maison des Ecrivains et de la Littérature, l’UFR Lettres et Philosophie, avec Michel Erman et la librairie Grangier. Résa : 03 80 39 52 20.

- 18 et 19 juin, atelier d’écriture à Saint-Amand-Montrond (Cher), organisé par le Théâtre de la Carrosserie http://carrosseriemesnier.unblog.fr/stages/

- 2 et 3 juillet : Les Nuits Rallongent, Festival du Polar en Berry, à Saint-Amand-Montrond (Cher) http://www.lesnuitsrallongent.fr/#/programme/3836567

- septembre, octobre, novembre : résidence de trois mois dans la campagne d’Amiens (rencontres, ateliers, écriture… 5 jours pas mois)

- 24 et 25 septembre, Salon de littérature politique et de critique sociale, Ivry-sur-Seine (Ile de France)

- 1 et 2 octobre, Festival du Polar de Villeneuve lez Avignon (Gard) http://www.polar-villeneuvelezavignon.fr/

- 8 et 9 octobre : Festival de Littératures et de Bandes Dessinées Policières à Nyons (Drôme Provençale)

 

A bientôt, peut-être...

mercredi, mars 9 2011

Poèmes aux peuples arabes en révolte

En salut à ceux qui se battent,

ce "Poème aux peuples arabes en révolte",

un morceau réactif, tout chaud tout nouveau, en écoute et téléchargement. Gratuit, évidemment.

A partager autant que bon vous semble.

 

http://www.nicri.fr/indexchristian.html

lundi, juillet 26 2010

AH BON?

« Une rafale de révélations suscite la stupéfaction en France. Des dirigeants politiques côtoiraient en permanence – et en bonne amitié - hommes et femmes d’affaire. Les seconds financeraient les premiers. Ils obtiendraient en échange un réduction de leurs impôts. Plus renversant encore, la baisse de la fiscalité sur les hauts revenus (plus de 100 milliards d’euros en dix ans) aurait surtout avantagé… les hauts revenus, protégé depuis 2006 par un « bouclier » conçu à cette intention. Enfin, soucieux d’éprouver par eux-mêmes les rigueurs de la loi commune, les gouvernants (et leurs familles) seraient plus nombreux à se reconvertir dans les affaires que le syndicalisme »

Merci à Serge Halimi pour son éditorial trempé dans la plus mordante des ironies, qui ouvre Le Monde diplomatique d’août 2010.

Quelle découverte, en effet ! Mais il est vrai qu’il y a encore peu, parler ainsi, c’était faire preuve de populisme. La sociale –démocratie a su mettre en place une imparable batterie rhétorique pour contrer les dénonciations les plus simples des injustices les plus criantes. Poujadisme, populisme, politiquement correcte (le plus vicieux des arguments), conservatisme, privilèges (magnifique retournement), acquis sociaux… et j’en passe. Mais le mur que protège cette batterie se fissure sous les coups de boutoir du journalisme non autorisé. Internet aura eu du bon. Une évolution passionnante à observer : comment va réagir le journalisme autorisé ?

 

Un peu plus loin, Serge Halimi souligne l'étrange parallèlisme (comme le définit Eric Woerth lui-même) entre la carrière du ministre du travail et celle de sa femme : d'un côté une gestionnaire de grande fortune soucieuse d'"optimisation fiscale" aux Seychelles, de l'autre un ministre du travail qui s'apprête à amputer la retraite des ouvriers... je vois, moi, convergence... Populisme?

 

Enfin, selon Thomas Piketty (Libération du 13 juillet - la presse autorisée se réveille), le taux d'imposition de Mme Bettencourt se situe entre 1% et 6% par an... Poujadisme?

mardi, mai 25 2010

Comment vous dire?

Comment vous dire sans paraître prétentieux que le concert de vendredi a été magnifique ? En vous parlant d’eux, ceux qui m’entourent, tous à l’écoute, tous embarqués dans le même voyage, tous fidèles. Les musiciens, la danseuse, la chanteuse, nos formidables régisseur/créateur son et lumière, notre indispensable coordinatrice… Et en vous parlant du public. Heureux d’avoir découvert que la noirceur du propos, traduit en musique et en danse, n’avait pas pour but de se lamenter sur le sort de l’humanité, mais de donner à tout un chacun une folle envie de se battre, de mordre de plus belle dans la vie. Ce que j’appelle le blues. Ce que j’aime dans le vrai blues, pas celui qui n’en prend que la forme.

Comment vous dire que c’est là tout ce que je défends et que mon équipe défend avec moi, becs et ongles : pas des rêves illusoires mais de la réalité tranchante vibrante, palpable et transcendée. Pour se sentir vivant.

En leur disant merci à tous, pour les heures, les mois, les années de travail acharné, en disant merci à ceux qui sont venus.

Et en me mettant à genoux devant tous ceux qui ne sont pas venus pour leur demander de le faire aux concerts restant. Leur demander de venir découvrir. Et tant pis si on me trouve peu digne. Ma dignité, je la jette aux orties, je la brûle sur la place publique.

Ici et maintenant.

Pour Nicole, Laure, Johanna, Cécile, Patrick, Nico, Martin et Damien.

lundi, avril 26 2010

Et maintenant, musique!

Un bref temps d'appaisement... le temps de donner quelques nouvelles à celles et ceux qui veulent bien me suivre.

D'abord cette réflexion puisée dans un article concernant un livre qui m'a l'air fort intéressant :

"Notre époque préfère la dérision au désir de grandes oeuvres. Elle substitue les gloses d'experts aux élans du génie. Dans le fond, ce siècle se méfie de ce que créer veut dire. Désormais, on baptise créateur des talents secondaires, travaillant dans des registres faciles(...) Malgré tout, il arrive toujours qu'un écrivain, un peintre, un musicien, ne puisse tout simplement pas faire autre ment que créer. Que peut donc signifier, au XX7me siècle, pareille nécessité? Et que cherchent ces gens-là, dans le monde le plus désenchanté qui soit?" Roger-Pol Droit dans Le monde des livres.

Rarement cette question qui me taraude aura été aussi bien posée. Je ressens surtout très fortement cette évidence que je ne peux finalement pas faire autrement. Que ce soit inutile, que ça ne serve à rien ni à personne, je le conçois très bien. Mais je ne peux pas faire autrement. C'est ce qui doit rapprocher les artistes des assassins...

Plus loin dans l'article, on a une réponse à la question. Elle me touche également beaucoup :

"Pour Audi (l'auteur du livre), créer revient à sexpliquer avec la vie, à faire de cette énigme que nous sommes une bribe d'un discours neuf"

S'expliquer avec la vie... c'est vraiment très bien dit. J'essaierai d'avoir le courage de lire ce livre (Créer, Introduction à l'esth/éthique, de Paul Audi, Verdier poche, 856p)? Je dis j'essaierai parce que je lis essentiellement de la fiction. Les essais me dépassent très vite. Peut-être pas fait suffisament d'étude pour comprendre le langage et les codes dont ils sont imprégnés...

Sinon, donc, les 36 représentations d'Elias Leister a disparu, au Théâtre 13, se sont très bien passées. Une unité et une écoute sur le plateau assez rares. Une façon d'atteindre à une tension commune sur le plateau assez unique. Très belle expérience.

Pendant ce temps, écriture du scénario du film adapté de La bannière était en noir, sous un nouveau titre : Le chant des sirènes. Réalisation et et co-écriture du scénario : Laurent Herbiet (Mon colonel, Adieu de Gaulle adieu, scénariste du dernier Resnais...) Production Agora film. Très belle aventure aussi pour l'instant, et surtout, miracle, qui avance, qui avance, qui avance...

Braquages est reparti aussi. Plus lentement (l'histoire, pour ceux qui la suivent, commence à durer) mais avec un nouvel élan.

Deux films en 2011? Et pourquoi pas?

Toujours côté projets qui tournent, en fin d'année, la diffusion d'une pièce de théâtre sur France ce Culture, Le sept de carreau. Ma première "fantaisie"... toutes proportions gardées - le jour où je serai responsable d'une tétanie des zigomatiques n'est pas encore venu.

Et maintenant... Maintenant musique, avec une série de concerts sur Paris. Nicole et moi y jetons nos dernières forces et comptons énormément sur votre capacité à faire connaître notre travail. Au bout de sept ans, si les professionnels et les journalistes continuent de nous ignorer aussi superbement, nous devrons bien agir autrement. Pas mourir, évidemment, ça non, jamais... enfin, pas complètement. 

Créer, toujours, créer encore, malgré les refus, les humiliations et surtout cette superbe ignorance dont je parlais (un journaliste dont je taierai le nom mais que nous avons eu, oh miracle, au téléphone, nous a dit que de toute façon, il n'écouterait pas; il ne voit pas ce que c'est, il ne voit pas d'où ça vient, donc il n'écoutera pas... merveilleux, non?), mais créer autrement, avec ce que cet "autrement" signifie d'adieux et d'abandons...

Enfin, nous n'en sommes pas encore là. Pour autant, malgré toutes ces belles choses qui adviennent en écriture, cinéma, théâtre, c'est le coeur en écharpe que j'aborde les deux mois qui viennent.

Verdict fin juin.

Nous, nous sommes prêts.

dimanche, novembre 8 2009

En réponse à Loïc (sur facebook, ce fichu truc où on peut écrire à peine plus qu'un sms!)

Loïc, tu nous a manqué... Le concert, je crois, était bon. L'énergie, surtout... Voici quelques avis reçus par mail. Ca ne va pas faire très modeste, mais bon, de temps en temps, ça fait du bien :

"Les passages instrumentaux, j'ai adoré, c'est juste frustrant, parce que ça donne envie de bouger .... et c'est pô possible. La danse, par Laure, c'est toujours aussi original, surprenant. Elle est belle, en plus, Laure. On voudrait qu'elle ait plus d'espace pour se lâcher complètement, ou pour, au contraire, rester posée, juste là, avec quelques mouvements lents, trèèèèès lents..."

"J’ai beaucoup aimé l’ambiance musicale et les lumières, ça crée vraiment une atmosphère particulière, un grand bravo à tous les musiciens (ennes) et les nouvelles chorégraphies de Laure sont top ! (...) Et n’aies pas peur de lâcher ta voix haute, elle est belle !"

"Quelle énergie dans ce concert Je pense que vous étiez "vidés" à la fin et nous spectateurs exigeants... "encore et encore" !!! Je suis ravie d'avoir pu venir et je vous félicite. Merci de me faire entrer dans des univers où peut-être je ne serais pas forcément allée. Je connaissais certaines nouvelles chansons beaucoup écoutées sur internet et j'en ai découvert d'autres... Christian joue super bien de tous les instruments ! On sent une belle complicité entre tous..+ la grâce de ? la petite danseuse..."

"C'était super !... J'ai adoré votre univers, je trouve que ça monte en puissance pendant le concert, et c'est très bien.Les morceaux où Laure danse, ça apporte beaucoup d'émotion en plus, elle est splendide ! Je me permettrais une petite suggestion, c'est au niveau de votre tenue de scène, vous devriez peut-être être tous les deux entièrement en noir, ça donnerait une unité avec Laure. Et vivement le prochain concert, qu'on puisse re-partager ce plaisir..."

"j'ai aussi remarqué beaucoup de chaleur et de force dans ta voix ; étonnée aussi que tu tiennes aussi longtemps la dernière note d'un chant !). je ne savais pas que tu jouais du saxophone !... il y a pourtant une chose qui me gêne, c'est l'intensité de la musique qui empêche que l'on entende bien les paroles des chansons de Nicole ; ça me gêne d'autant plus que les textes sont toujours percutants ; je sais bien que la présence de Nicole nous le fait oublier, mais c'est quand même frustrant !"

Ce dernier reproche, le fait de ne pas entendre les paroles, revient souvent.
D'une part, il me semble que lorsqu'on ne connait pas déjà une chanson, on a du mal à en comprendre l'intégralité du texte. 
D'autre part, j'aime les mixages à l'anglo-saxon, c'est à dire avec la voix rentrée dans la musique, comme un instrument de plus, et non pas à la française : la voix bien fort devant et les musiciens qui font mumuse au fond dans la cour. C'est un choix, mais même Cécile, notre sculptrice de son, trouve que j'éxagère. On devrait donc écouter notre cher public et apporter quelques petits correctifs.

Pour finir, le message de vendredi était un peu court mais sincère. Je réitère : mille merci à tous, et comme dit la chanson :

« Ô mes amis, Ô mes amours
Je n’ai pas peur de mourir,
J’ai seulement peur de ne plus vivre
J’ai seulement peur de vous perdre »
(Peur de mourir, dans le futur album, Goutte à goutte)

mardi, novembre 3 2009

Un choix

"Le monde de l'économie"

"En voulant sauver l'économie mondiale, a-t-on fait naître une nouvelle bulle qui sera à l'origine de la nouvelle crise? Après les injections massives de centaines de milliards de dollars par les Etats et les banques centrales dans le but d'éviter le naufrage des établissements bancaires et des constructeurs automobiles et pour soulager les ménages (ah bon? Vous avez touché de l'argent, vous?), de nombreux économistes mettent maintenant en évidence l'existence d'un accès de spéculation"

En clair, ces centaines de milliards de dollars (ou d'euros) dont on refuse toujour de dépenser le centième pour éviter qu'un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes - j'essaye d'éviter les chiffres, les chiffres sont toujours un peu durs à digérer, mai c'est difficile -, ont été utilisés par les investisseurs pour retrouver leurs bénéfices et recréer les conditions d'une nouvelle crise.

Comment faire pour ne pas hurler? Ne pas s'arracher la tête?

Comme tout le monde, en ignorant l'évidence des choix exprimés dans une simplicité le plus souvent taxée de manichéisme afin de mieux s'en débarasser : laisser crever des millions de gens sous prétexte qu'on n'a pas d'argent mais en sauver deux ou trois cent avec 10 fois plus d'argent qu'il en faudrait pour sauver les millions de gens précédemment cités.

Mais non, c'est de l'argent virtuel, crie-t-on ! Enfin, on n'est plus très sûrs, personne ne s'attarde vraiment sur le sujet... Quoiqu'il en soit, l'argent virtuel peut sauver des fortunes mais ne peut pas acheter un quignon de pain. Merde alors, c'est pas de bol!

Quand au langage de l'économiste, il évite comme d'habitude de poser les questions en terme de choix. Il préfère parler mécanisme. Et c'est reparti pour une nouvelle crise!

C'est un choix. Je le répète, c'est un choix, pas une fatalité.

Ce billet est mauvais. Je voudrais développer mais le sujet m'exaspère trop. Tant pis. Reste notre humanité, à chacun, même en charpie. Et toujours ces enfants qui crèvent... 240 depuis le début de la rédaction de ce billet (20 minutes environ... les chiffres, ces matraques de l'âme, toujours, qui reviennent)

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